Découvrez les charmes de l’usufruit locatif social pour investir dans l’immobilier

 
Bien moins connu que le dispositif Pinel ou que le mécanisme du déficit foncier, l’usufruit locatif social a de quoi séduire les investisseurs prêts à miser sur la pierre pour se constituer un complément de revenu, notamment pour leur retraite.
 
Le principe est simple : on achète uniquement la nue-propriété d’un bien immobilier neuf, l’usufruit étant cédé à un bailleur social pendant 15 à 20 ans. D’où, un rabais de 40 à 50% sur la valeur vénale du bien selon la durée du démembrement.
Certes, on ne perçoit pas de loyers pendant cette période mais, au terme, on récupère l’usufruit, si bien qu’on devient propriétaire à part entière du bien et peut en disposer ainsi à sa guise : le vendre, l’habiter ou le louer.
 
« La rentabilité de l’opération est assurée d’une part par la décote, qui correspond aux loyers non perçus et non indexés, explique Alexis Moreau, directeur de Cogedim sur les programmes ULS, d’autre part, parce que, sauf chute vertigineuse des prix de l’immobilier, l’investisseur retrouve, au terme du démembrement, au moins la valeur du bien en pleine propriété. »
 
Pour sécuriser l’opération, les principaux acteurs sur ce marché comme Perl privilégient des zones foncières tendues (Ile-de-France et grandes métropoles régionales) avec un emplacement de qualité, c’est à dire à proximité du centre-ville et de toutes les commodités.
 
Bon à savoir : Les intérêts d’emprunt, en cas d’achat à crédit de la nue-propriété, sont déductibles des autres revenus fonciers, on ne paye pas la taxe foncière pendant la durée du démembrement, de même que le bien n’entre pas dans l’assiette de l’ISF.
 
Capital
7 Janvier 2016