Interview de Thomas de Saint Léger : Un modèle pertinent pour répondre à la question du logement en zone tendue

27/10/2016

 
L’usufruit locatif social a désormais le vent en poupe et l’un des acteurs majeurs du secteur, PERL, (racheté par Nexity) entend bien accroître encore sa présence sur ce marché. Son directeur général, Thomas de Saint Leger, dresse un bilan d’étape et revient sur sa stratégie.
 
Vous venez de vous installer dans le Centre Paris Bourse, pour quelles raisons ?
Notre installation dans nos nouveaux locaux marque, pour PERL, une étape importante. Nous avons désormais réuni l’ensemble des équipes dans des locaux qui nous correspondent et participent à la valorisation de l’image de la société.
 
Quels sont les grands chiffres de Perl pour 2016 ?
En 2016, nous serons proches des 1000 lots réservés. Notre ambition est de dépasser très rapidement 1500 réservations annuelles. Pour réussir cet objectif, nous, développons nos partenariats avec les acteurs locaux de l’habitat et de la construction et nous renforçons l’implantation de nos différents bureaux régionaux (à Lyon, Nice, Marseille, Bordeaux, Nantes ou Paris IDF).
Ce mariage nous permet d’identifier de manière plus proactive nos produits immobiliers et de répondre plus précisément à la demande des collectivités locales. L’axe fort de notre stratégie est la proximité.
 
Quels sont les autres axes stratégiques de développement ?
Nous nous attachons à être le plus en amont possible sur les projets d’aménagement comme ceux du Grand Paris ou ceux des grandes métropoles régionales. Pour nous positionner sur des fonciers et travailler lien avec les promoteurs.
 
Tous les promoteurs ou simplement Nexity ?
Nous travaillons avec l’ensemble des promoteurs, Nexity est un partenaire privilégié mais pas du tout exclusif, et ne représente que 20 % de nos lots de logements en Vefa.
 
Quels sont les autres sujets ?
Nous renforçons les services apportés aux clients nus propriétaires. Pour cela nous avons développé une plateforme baptisée "myPERL" qui met à leur disposition pendant toute la durée de l’opération des informations sur leur investissement. À court ternie, ce même service sera dédié aux bailleurs-usufruitiers. En effet, un certain nombre de nos programmes (deux) verront les premières sorties du dispositif en 2017. PERL anticipe et met en place la première finalisation d’un cycle complet du schéma PERL.
 
Avec combien de bailleurs sociaux travaillez-vous désormais ?
Nous travaillons avec 70 bailleurs sociaux et continuons de convaincre chaque jour des municipalités de la qualité des programmes et du modelé PERL, de sa pertinence pour répondre à la question du logement en zone tendue.
 
Comment se passe ensuite la commercialisation auprès des investisseurs ?
L’investissement en nue-propriété est un placement attractif, qui peut répondre aux préoccupations d’épargne retraite que se posent les ménages, avec un taux de rendement mécanique de 3,5 %/an (hors inflation) pour une opération sur 15 ans. Par ailleurs, nous avons, avec Primonial Reim, construit une SCPI qui offre un taux de rendement brut de 5,21 %, une performance attendue par la reconstitution progressive de la pleine propriété et l’appréciation du bien immobilier sous-jacent. Ce produit est porté par le retour en grâce de l’immobilier, favorisé par des taux de crédits au plus bas.
S’agissant de la collecte sur ce véhicule, nous sommes en ligne avec nos objectifs qui sont de 55 millions d’euros. Nous continuons ce travail avec Primonial pour la rendre plus accessible, en termes de compréhension du mécanisme, auprès du public. Cette SCPI est un vrai relais de croissance en termes de collecte et d’investissement.
 
À combien s’élève le nombre de logements lancés cette année ?
À la fin 2016, nous aurons lancé près de 50 programmes immobiliers et sur les seuls mois de septembre et octobre plus de 230 logements en Île de France (Paris 14ème, Chaville, Montévrain) et en régions (Nice, Lille, Nantes, Marseille).
 
Et les livraisons ?
PERL est très heureux de la livraison en novembre prochain de Parc & Lumière, un projet parisien emblématique sur la ZAC de l’ancien hôpital Boucicaut, au cœur du 15ème arrondissement.
 
Envisagez-vous de développer ce modèle, si cela est juridiquement possible, hors de France ?
Avec iPERL, la filiale européenne de PERL, nous regardons, en effet, du côté du Luxembourg et de la Belgique, pays dans lesquels la transposition de notre produit est naturelle. Nous étudions la législation mais c’est un vrai sujet d’actualité en Belgique, ou notre projet est d’accompagner le développement de ce mécanisme à la base. Notre produit d’épargne retraite aura plus de sens encore s’il devient une offre européenne. D’où une envie supplémentaire de transposer ce modèle à l’étranger.
  
Immoweek logement
27 octobre 2016