Pourquoi l’immobilier en nue-propriété est un bon support pour la préparation de la retraite ?

09/03/2017

 
Par ses caractéristiques intrinsèques, l’immobilier est une thématique d’investissement palpable. Un véritable atout pour séduire le public français, qui reste souvent peu à l’aise face à des produits d’investissement purement financiers. Le premier investissement immobilier se fait souvent au travers de l’acquisition d’une résidence principale, mais la pierre-papier, support de long terme par excellence, offre bien des attraits, notamment pour les investisseurs souhaitant se constituer un capital en vue de la retraite. Elle offre aujourd’hui de multiples facettes qui sont autant de solutions pour l’investisseur.
 
Lorsqu’il s’agit d’investir dans une optique de long terme, comme la préparation de la retraite, il reste à trouver la solution la plus adéquate pour chacun. C’est une question complexe, où le contexte fiscal et la situation personnelle du client entrent bien évidemment en ligne de compte. Mais c’est aussi, peut-être, sa sensibilité qui est en jeu, car l’immobilier n’est certes pas un investissement comme les autres.

 
« Le contexte de taux bas est extrêmement favorable à l’immobilier, avec des taux d’intérêt de 1,3 % en moyenne sur un emprunt à quinze ans et qui ne devraient remonter que modérément alors qu’on peut dégager des rendements de 3 à 4 % sur de l’immobilier résidentiel, voire de 6 à 7 % sur du tertiaire, souligne Géraldine Chaigne. Avec le même budget, un investisseur peut aujourd’hui acheter 22 % de surface en plus par rapport à la situation de 2013 lorsque les taux étaient à 3,7 %. On est aussi prémuni naturellement contre l’inflation. »
 
Les épargnants français semblent avoir bien compris que l’immobilier était adapté à une démarche de long terme. « Il est bien perçu comme un produit retraite capable de valoriser une épargne disponible, dans un contexte global de rendements faibles », estime ainsi Géraldine Chaigne. Mais lorsqu’on investit pour longtemps, il faut se préoccuper des possibles évolutions fiscales.
 
« 50 % de nos investisseurs ont moins de 50 ans : en pleine phase d’activité, ils cherchent à ne pas générer de fiscalité supplémentaire, d’autant plus qu’elle pourrait être aléatoire dans les quinze ans à venir, et apprécient d’avoir un effort d’épargne connu à l’avance et de ne pas supporter le risque locatif », explique Géraldine Chaigne. « Dans l’usufruit locatif social, le fait de travailler en lien avec un bailleur social offre une sorte de baromètre de la tension foncière et assure l’adéquation des biens à l’offre. De plus dans le cadre d’un investissement en nue-propriété, on peut revendre à tout moment sans durée minimale de détention. Le marché secondaire est très actif et liquide, structuré et animé par PERL ».
 
« En fin d’usufruit, la majorité des investisseurs souhaitent vendre le bien pour disposer d’un capital retraite ou le louer pour s’assurer de revenus complémentaires, indique Géraldine Chaigne. Il faut noter également que, pendant l’usufruit, un tiers de nos investisseurs vont chercher à transmettre la nue-propriété de leur vivant. »
  
Le cahier Family Finance immobilier
8 Mars 2017