Réhabilitation énergétique des logements sociaux : + 32% en 4 ans

26/07/2016

Dans le dernier numéro de sa lettre "Eclairages" publiée en juin 2016, la direction des fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts se penche sur "la réhabilitation énergétique des logements sociaux ». De 2010 à 2014, le montant moyen par logement d’une réhabilitation comportant un volet énergétique financé par l’Éco-prêt a augmenté de 32 %.

Cette hausse s’explique principalement par des travaux de plus grande envergure sur le volet non purement énergétique. Pour la moitié des opérations, la performance énergétique passe d’une étiquette E à C pour un coût moyen de 28 k€ par logement.
Cette hausse du montant des opérations de travaux de réhabilitation a différentes explications. En premier lieu, les acteurs concernés par la réhabilitation du parc existant ont inscrit leurs objectifs dans une stratégie globale. Pour les bailleurs sociaux, le plan stratégique de patrimoine (PSP) vise à mieux coordonner les actions dans le but d’améliorer l’attractivité du parc. De leur côté, les collectivités s’engagent à soutenir des actions de réhabilitation dans leur plan climat-énergie territorial (PCET).
Les bailleurs sociaux mènent ainsi des travaux de plus grande envergure.
Par ailleurs, face à des objectifs croissants de réhabilitation, les bailleurs sociaux ont vraisemblablement cherché à mutualiser l’ensemble des travaux sur un même immeuble, afin d’optimiser les coûts et notamment les frais fixes (ingénierie, conduite de travaux).Cette recherche d’économies d’échelle explique notamment la part croissante des travaux qui n’ont pas de finalité énergétique mais qui sont entrepris en même temps que les travaux purement énergétiques.