Thomas de Saint Leger : "Le démembrement a encore des parts de marché à gagner dans l’immobilier"

24/06/2016

 
Thomas de Saint Leger a été nommé il y a quelques jours directeur général de PERL (groupe Nexity). L’ancien directeur de la stratégie et du développement du groupe de promotion nous présente sa feuille de route.
 
Business Immo : Nexity est l’actionnaire majoritaire de PERL depuis 2014. Deux ans après, quel est le bilan ?
 
Thomas de Saint Leger : Le bilan est clairement positif pour Nexity. Quand le groupe s’est interrogé sur les innovations à apporter au marché immobilier et à intégrer dans son offre, le démembrement est apparu comme un des axes prioritaires de diversification. Et le pionnier en la matière était PERL. Nexity a regardé attentivement la société et a décidé de l’acquérir en mai 2014. Deux ans plus tard, la dissociation entre l’usage et la propriété est devenue une thématique d’actualité dans notre société. Et l’immobilier n’échappe pas à la règle. Grâce à l’outil exceptionnel qu’est PERL, Nexity est en première ligne sur le sujet. De plus, le chiffre d’affaires et la rentabilité de PERL ont continué à progresser depuis 2014.
 
Quelle est votre feuille de route chez PERL ?
 
Je vais accompagner le développement de PERL. La société n’a pas encore exploité pleinement toutes les capacités de ses produits. Nous considérons que le démembrement a encore des parts de marchés à gagner dans l’immobilier. Pour les conquérir, nous allons valoriser la dynamique commerciale de PERL en continuant de développer le réseau de distributeurs partenaires, son implantation territoriale et le marché secondaire de la nue- propriété.
 
Quelles sont les ambitions de PERL pour les mois et années à venir ?
 
PERL a enregistré un chiffre d’affaires de 180 M€ en 2015. Pour 2016, nous anticipons une croissance de ce CA. Concernant le nombre de réservation annuelle, nous oscillons actuellement entre 900 et 1 000 par an. Nous ambitionnons d’atteindre le seuil des 1 500 lots annuels à court terme. Nous estimons que le marché est capable d’absorber ces montants. D’autant plus en période de taux bas. À court terme, nous allons mettre l’accent sur notre marché de prédilection : la France. A moyen-long terme, nous ciblons les grandes métropoles européennes où la problématique qui a conduit à la naissance de PERL existe également. Nous réfléchissons actuellement à des solutions à décliner en Belgique et au Luxembourg.
  
Business Immo
21 Juin 2016