En 2016, le modèle d’investissement en nue-propriété de PERL fait rimer social avec rendement

02/03/2017

 
La filiale de Nexity spécialisée dans la promotion d’un produit unique - l’usufruit locatif social - a enregistré une hausse de 25 % de son chiffre d’affaires en 2016, en commercialisant 1 000 lots environ.
 
PERL : « Pierre épargne retraite logement ». Derrière cet acronyme, on trouve une manière intelligente de se constituer de l’épargne pour sa retraite tout en favorisant le logement social. Tout repose sur le principe, encore peu connu, de l’usufruit locatif social (ULS) qui dissocie le droit de propriété d’un bien de son droit d’usage. Concrètement, le particulier qui achète un appartement en ULS en cède l’usufruit pour une durée comprise entre 15 à 20 ans à un bailleur social qui loge ainsi une famille conventionnée. Le propriétaire ne touche aucun loyer durant cette période (ce loyer étant destiné au bailleur) mais il a l’assurance de récupérer son bien en parfait état au bout de cette période et surtout il peut caresser l’espoir d’avoir fait une confortable plus-value puisqu’en ayant acheté sans usufruit il a bénéficié d’une décote importante, d’environ 40 % du prix.
 
Un produit idéal pour ceux souhaitant se constituer un patrimoine en vue de leur retraite ou encore pour les contribuables fortunés, assujettis à l’ISF puisque ces biens sont déduits de l’assiette taxable.
 
Zones tendues. Fondé par Alain Laurier, qui est encore son président, PERL est dirigé par Thomas de Saint Léger depuis que Nexity a racheté 80 % du groupe. C’est le leader - et quasiment le seul - à proposer ce genre de produit qui connaît un développement rapide. « En 2016, nous avons commercialisé environ 1 000 lots sous cette forme et enregistré une hausse de 25 % de notre chiffre d’affaires, à 230 millions d’euros », explique Thomas de Saint Léger. Surtout, PERL permet d’intervenir dans les zones tendues où la question du logement social est cruciale, en offrant des logements à des prix abordables à la fois pour les acquéreurs et pour les locataires.
 
Au départ, PERL était très concentré sur l’Ile-de-France mais depuis 5 ans le groupe se lance en région, avec des agences à Lyon, Nice et Bordeaux et des bureaux à Marseille et Nantes. Mais Paris n’est pas négligé pour autant, avec la commercialisation, en janvier, d’un programme neuf dans le 18e arrondissement. À côté de ce développement géographique, le groupe a lancé une plateforme Internet « MyPerl » permettant aux propriétaires de se tenir au courant de la vie de leur immeuble ou de disposer des informations importantes lors de la livraison, notamment au plan technique.
 
D’ailleurs, qui sont-ils ces acquéreurs ? « Plus de la moitié d’entre eux ont moins de 50 ans, essentiellement des personnes souhaitant accéder à la propriété et 20 % ont plus de 60 ans, achetant ce produit dans le but de le transmettre à leurs enfants de façon très sécurisée », explique Thomas de Saint Léger. Autant dire qu’il y a de la marge pour continuer à croître !
 
L’Opinion
02 Mars 2017