Investir dans l’immobilier en nue-propriété pour préparer sa retraite

02/06/2016

 
Sur le long terme, investir dans la pierre est, avec l’or, le meilleur moyen de se prémunir contre l’inflation. L’immobilier offre de bonnes opportunités pour préparer sa retraite, c’est ce que nous allons voir aujourd’hui avec Patrick Lelong et Charlie Cailloux. Comment faut-il s’y prendre ?
 
Il faut anticiper ! L’idée, c’est d’acheter un bien lorsqu’on est encore actif, que le crédit reste accessible, et de le mettre en location jusqu’à sa retraite. Une fois à la retraite, il y a plusieurs solutions en fonction de vos aspirations : vous pouvez décider de l’habiter, c’est que font bon nombre d’acquéreurs en Bretagne ou sur la Côte d’Azur. Vous pouvez également choisir de poursuivre la location pendant votre retraite afin de compléter vos revenus. Vous pouvez enfin vendre le bien et vous constituer ainsi un capital, après avoir profité d’une éventuelle plus-value.
 
Préparer sa retraite grâce à l’immobilier, ça demande quand même beaucoup d’argent ?
Charlie Cailloux, juriste pour le site d’annonces immobilières PAP.fr précise : "Pas forcément, car l’immobilier est le seul investissement que vous pouvez faire à crédit… et même que vous devez faire à crédit. En effet, comme les taux de crédit sont très bas, il vaut mieux placer votre argent disponible et emprunter. Autre avantage du crédit : en cas de décès ou d’accident de la vie, l’assurance décès-invalidité prend le relais du remboursement, ce qui sécurise vos héritiers."
 
Existe-il d’autres solutions, disons moins onéreuses, de financer sa retraite ?
"Oui, acheter des parts de SCPI. Ces sociétés investissent dans des immeubles qu’elles gèrent elles-mêmes puis reversent les revenus à ses actionnaires.
On peut investir quelques milliers d’euros, les rendements sont de 4 à 5 %.
Il y a d’autres solutions comme l’usufruit locatif social qui permet de devenir propriétaire d’un bien pour 50 à 60 % de valeur. Vous achetez seulement la nue-propriété, l’usufruit est conservé environ 15 ans par un bailleur social qui loue le logement. Vous ne percevez pas de loyer mais, au terme des 15 ans, vous récupérez la pleine-propriété du bien".

 
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France Info
29 Mai 2016