Le démembrement de propriété : un investissement performant et sécurisé

25/05/2018

Dans le cadre d’une opération en démembrement de propriété, lorsque l’on achète uniquement la nue-propriété d’un bien immobilier et non son usufruit (qui contient notamment le droit de percevoir des loyers), la nue-propriété n’est pas soumise à l’IFI. Deux options s’offrent au contribuable pour investir en nue-propriété : soit miser sur le locatif social, soit acheter un bien en viager. Dans le premier cas, " l’usufruit est acquis par un bailleur social ", explique Thomas de Saint Léger, directeur général du groupe spécialisé Perl.

L’investisseur acquiert un bien démembré pour une durée oscillant de quinze à vingt ans, et pour un montant variant entre 60 % et 70 % de la valeur en pleine propriété. Le bailleur perçoit les loyers, assure la gestion du bien, assume les risques locatifs (vacance et impayés) et s’acquitte de l’intégralité des charges (taxe foncière, frais d’entretien, travaux…). À l’extinction de l’usufruit, le nu-propriétaire récupère le bien en pleine propriété.

En viager, le principe est quasiment le même, sauf que la durée d’engagement n’est pas connue. " Les vendeurs peuvent d’ailleurs eux-mêmes sortir ainsi de l’IFI ", précise Sophie Richard, présidente et fondatrice du réseau spécialisé Viagimmo. Les montants du bouquet et de la rente versés par l’acquéreur tiennent compte de plusieurs facteurs, dont l’âge du ou des vendeurs, leur espérance de vie et la valeur du bien. A noter que la décote est d’autant plus forte que le vendeur est jeune.

Mai 2018
Challenge